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Le Mitant des camps est un coron de La Louvière qui était entouré des fosses des charbonnages. La population était très pauvre, et les journées de travail pénibles et longues. Mais comme pour combattre le sort qui les avait rendus miséreux, la joie de vivre des habitants de ce coron était grande et de ce fait, toutes les occasions étaient bonnes pour samuser. |
Comme beaucoup d'autres louviérois, des charbonniers du mitant des camps, amateurs de plaisirs et de carnavals, se rendaient en groupe le jour du mardi gras à Binche. C'est en revenant de la cité du gille en 1878 qu'ils décidèrent de constituer une société. Cela se décida dans un café du fond du quartier appelé « riritte dé lmanique », du spot (sobriquet) de son propriétaire. Un nouveau groupe folklorique louviérois était né : "LES AMIS REUNIS DU MITANT DES CAMPS" Les fondateurs de la société sont Dessiméon de Bouvy (Victor), Mainil (el grand d'jean), Louis Tapoteau, Fred (el corbeau), Larsimont (riritte) et Jules Staquet. C'est chez ce dernier que fut installé le premier local. En 1879, ils organisèrent leur premier carnaval de quartier, tandis que les gilles de Bouvy fréquentaient toujours le carnaval de Saint-Vaast. A partir de 1882, les Amis Réunis participeront régulièrement au lundi du Laetare à La Louvière. C'est à cette époque que la commission de l'association des commerçants louviérois a décidé que le grand cortège traditionnel se déroulerait dorénavant le lundi. Ils furent également fidèles au cortège du dimanche après-midi à Houdeng. Les Amis Réunis ne s'absentèrent du carnaval de La Louvière qu'en 1904 et 1905. C'est la période où les charbonniers connurent des heures difficiles, après l'échec de la grève générale de 1902 pour le suffrage universel. Jusque vers 1910, la société évolua, comptant une trentaine de gilles, la plupart avec haut chapeau. Le local était situé à ce moment là chez E. Lecomte. A l'époque, une cantinière accompagnait la société; elle se nommait Gustinne dè l'babette", elle portait un tonnelet rempli d'eau de vie en bandoulière. Le conflit mondial de 1914-1918 mit le folklore
de côté, mais après la guerre, 89 gilles participent au carnaval de 1920. A partir de 1930, la crise économique aidant, le nombre de membres diminue fortement et en 1938, la société présidée par Arthur Machiels qui avait succédé au président Vanstesaeger ne compte plus que 45 gilles dont 15 petits. En cette période d'entre deux guerres, le local est établi chez Merse. Survint alors la seconde guerre mondiale pendant laquelle le quartier du Mitant des Camps, proche voisin de la gare de formation dHaine-Saint-Pierre, reçut bon nombre de tonnes de bombes. Ce sont les terrils sous lesquels sont construits des abris qui servent de protection. Lhistoire raconte que cest lors de ces bombardements que naît lair « mitant des camps louis, mitant des camps ne périra pas ». En effet, afin de se remonter le moral, les habitants du quartier dissimulés dans les abris auraient chanté cet air. A la fin de la guerre, les Amis Réunis reprennent ce chant et en font lair de gille maintenant connu dans toute la région. En 1946, la société, présidée par Victor Larcin, aura plusieurs locaux dont le café "Brogniez" situé au croisement des rues Mitant des Camps et de l'Olive. Rappelons qu'en cette année 1946, une
société appelée "Les anciens Amis Réunis" faillit être créée mais devant
les difficultés diverses, elle ne vit jamais le jour. Le seul document de cette histoire
est un règlement
(Téléchargez Adobe Acrobat Reader En 1948, la composition du comité est la
suivante : Vers 1949, Ernest Larcin succède à son père dans la fonction de président. En 1950, pour la première fois, les Amis
Réunis sortent à la soumonce générale avec des mam'zelles (homme revêtu de toilette
féminine). En 1955, on verra le mardi du Laetare, les Amis Réunis en travestis
accompagnés de la moitié de leur batterie, alors que l'autre moitié de cette batterie
fera danser les femmes qui portaient
le costume de gille de leur conjoint. Cette sortie en travestis le mardi du Laetare devint vite une tradition à laquelle la société tient encore aujourdhui plus que jamais. En 1957, le chansonnier wallon Edgard Guerlus
écrit une chanson (Téléchargez
Adobe Acrobat Reader Le nombre de membres se réduisant, en 1964 le
comité avec à sa tête Gaston Larcin, prend la décision de quitter le quartier du
Mitant des Camps pour établir le local au centre ville. Cest le café « Le
Succès » qui est choisi. A cette époque, la
société ne compte plus que 23 unités. Cette année
là, la composition du comité est la suivante : A partir de cette époque, le groupe ne va cesser de grandir.
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En 1967, le comité décide de singulariser la société pour les soumonces. Il fut décidé, après avoir vu Arsène Barras au carnaval de Binche, que son couvre-chef du jour conviendrait aux Amis Réunis.La casquette à carreaux et pompon rouge, aujourdhui bien connue des louviérois, était née. Elle fut portée pour la première fois lors de la soumonce générale. |
En 1969, pour le centenaire de La Louvière, le groupe se compose de 50 grands gilles et d'une quinzaine d'enfants. En 1973, une casquette rose remplace pour deux années seulement la casquette à carreaux. En effet, de l'avis de beaucoup, la couleur rose de cette nouvelle casquette était loin de viriliser le gille. La soumonce de 1976 eut elle aussi une particularité, le groupe pour la circonstance délaissa le sarreau pour le sweat-shirt orange, le pantalon golf brun et la casquette style U.S.A. Cette débauche de couleur fut très remarquée. En 1978, les Amis Réunis fêtèrent leur
centième anniversaire. A cette occasion, lors de la soumonce générale, la société
sortit dans la matinée pour regagner, le temps de linauguration dune plaque
commémorative, le quartier qui la vue naître. Cette plaque fut inaugurée par
Léon Hurez, vice premier ministre de l'époque, et par les autorités communales. Il y avait pour ce dîner plus de 130 gilles accompagnés de leurs compagnes, enfants, tambours, musiciens sympathisants et autorités communales, soit plus de 250 convives. Le comité du
centenaire est le suivant : En 1979, Armand Depréter succède à Gaston Larcin comme président. En 1988, pour le 110 ème anniversaire, un
banquet fut offert gracieusement aux membres de la société; plus de 250 personnes se
réunirent dans le hall du Théâtre communal. En 1993 pour le 115 ème anniversaire et en 1998 pour le 120ème, lors de la soumonce générale, la société délaissa le sarreau pour sortir en travesti. En 2002, Yves Depréter succède à son père Armand à la tête du comité, celui-ci devenant président dhonneur après plus de vingt années de présidence. En 2005, le comité se compose de : Président d'honneur : Armand Depréter En 2008 la société fête ses 130 ans et pour préparer cet anniversaire le comité se compose de : Président d'honneur : Armand Depréter
Composition du comité en 2012 Président d'honneur : Armand Depréter
Chefs de batterie Maurice Mansy, Jacques Mansy, Daniel Outlet, Albert Catterman et actuellement Larry Dubois Tamboureurs André "el gauchi", Gaston Vanghiseghem, Hector Vanholder, Daniel Trussart, Pipo, Roger Marchall, Claude Boufdart, Fernand Peters, Arthus Denis, Jean-Pol Thirion, Jean-Claude Rousez, Fabian Rousez, Frédéric Rousez, Jean-Marie Picard, Michel Denis, Vincent Vilain, Jean-Pierre Deman, Fabien Coupin, Philippe Dujacquier, Jean-Claude Marlière, Sébastien Catterman, Eric Clause, Jacques Denis, Cédric Denis, Hubert Graux, Eric Lerminiaux, Jean-Pierre Leduc, Ludovic Graux,Yvan Van Menen, Philippe Empain et Christophe Laurino. Caisses "Milo" Franck, Robert Minne, Vital Ladrière, Morelle, Richard Boudart, Henri Etienne, Serge Delattre, Jean-Pierre Lescot, Grégory Coupin, Numa, Frédéric Ducobu, Eddy Verdonck, Hervé Denis, Vincent Vandaele, Laurent Lenclud et Johan Vandenberghe. Chefs de musique Bury, Cauderlier, Tahon, Greco, Alphonse Parmentier, Jacques Stiekelbaute et actuellement Carl Verhofstadt.
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