Les répétitions de batterie

p10

Les festivités carnavalesques proprement dites débutent avec les répétitions de batteries.
Chaque société l’organise à la date qui lui convient.

Lors de ces soirées, les futurs gilles se rassemblent souvent dans l’arrière salle d’un café ou dans une salle de fêtes. Après avoir écouté une première fois la batterie, l’envie de marteler les rues de la ville naît petit à petit. Et bientôt, la société visitera quelques cafés sympathisants.

C’est donc là une première reprise de contact pour l’ensemble des membres de la société et c’est déjà tard dans la nuit que se terminent souvent ces premières répétitions.

 

 Les soumonces

Elles sont en quelque sorte les répétitions du carnaval. D’abord, la soumonce en batterie (avec uniquement tambours et les caisses) a lieu huit semaines avant le carnaval. A cette occasion, les participants portent le sarrau de toile bleue, la casquette, les sabots et l’apertintaille. Toutes les sociétés de gilles participent à cette soumonce. Ensuite, cinq semaines avant le carnaval, vient la soumonce en musique (la batterie est accompagnée de cuivres) : toutes les sociétés sont présentes et portent la même tenue que lors de la première soumonce.

p3

Enfin, quinze jours avant le carnaval, se déroule la soumonce costumée, en musique également, durant laquelle toutes les sociétés se travestissent..

Au fil des soumonces, la tension monte… Laetare approche!

 

 

 

 Le Laetare

Le Dimanche

p4

Tout commence le dimanche dès 5 heures du matin. Les Gilles – principaux acteurs du carnaval – se rassemblent les uns après les autres dans les différents quartiers avant de rejoindre le centre ville : c’est le « Ramassage ». Retrouvailles, champagne,… contraste d’ombres et de lumières. Des premiers instants surprenants et d’intense émotion. C’est le début d’une longue, très longue jp5ournée.

Vers midi, les différentes sociétés se rassemblent devant l’hôtel de ville : c’est le « Rondeau » auquel participent également Paysans et groupes costumés. Coiffés de leur imposant chapeau de plumes, les Gilles offrent, pour la première fois, des oranges.

Vers 21 heures : le Feu d’artifice, place communale, un grand rendez-vous. Un cocktail de couleurs, de musique et de danse, à voir absolument ! Et la fête continue par un chassé-croisé des différentes sociétés au coeur du centre-ville.

 
 
 
Le Lundi

p7Dès 10 heures, les Gilles animent le centre ville. Le lundi matin est un moment privilégié des louviérois. Ceux-ci viennent retrouver leurs parents et amis gilles et savourer ensemble le temps de l’apéritif.

L’après-midi, dès 17 heures, composé de toutes les sociétés locales, le Cortège démarre de la Place Maugrétout avec à sa tête, les géants D’Jobri et D’Jobrette, symboles folkloriques de la ville. Suivent ensuite les sociétés de fantaisie, les Paysans et, enfin, les sociétés de gilles.Toute la région du centre est mobilisée à ce rendez- vous pour assister à cette sarabande haute en couleurs. Les gilles, coiffés de leur magnifique chapeau de plumes d’autruche colorés à leur souhait ou resplendissant de blancheur, offrent au public des oranges par milliers. Tous les participants terminent ce cortège par un gigantesque rondeau sur la Place Mansart. Enfin, après s’être quelque peu restaurés, les gilles des différentes sociétés animeront le centre-ville et se dirigeront à leur tour vers la place Mansart où un feu d’artifice est tiré à 22 heures. Ensuite, participants et spectateurs communieront ensemble pour vivre pour vivre une deuxième folle nuit de carnaval. A La Louvière, on danse, on chahute,…bref on s’amuse !

 
 
Le Mardi

Vers 16h00, toutes les sociétés se rassemblent pour animer une dernière fois les rues de la ville et se rendre inéluctablement vers le point final du carnaval. C’est pourtant tout sauf une après-midi morne car à côté des sociétés de gilles en costume traditionnel, les travestis desp8 Amis Réunis rivalisent d’imagination et apportent avec les sociétés de fantaisie et la société des Paysans une touche de couleur dans les rues de la Cité. Vers 21h30,le public venu en nombre va assister auprès des uns au brûlage des bosses – tradition typiquement louviéroise*, ou auprès des autres au rondeau final. Tout cela accompagné de feux d’artifice qui rivaliseront de couleurs en plusieurs endroits de la ville.
* Le soir tombé, devant le local de certaines sociétés, un mannequin revêtu du costume du gille et bourré de paille est suspendu au-dessus d’un tas de paille. Les sociétés forment alors un cercle autour du bûcher, le Président de la société s’avance pour allumer le brasier, l’ensemble des gilles se tenant par la hanse du panier dansent au tour du feu en alternant les airs gais et les plus tristes qui rappellent à tous que le carnaval touche à sa fin.
La fin des rondeaux et des brûlages de bosses est également l’occasion de saluer nos amis musiciens qui nous quittent alors, seules les batteries accompagneront les derniers courageux jusqu’au bout de la nuit et les reconduiront à leur domicile un peu avant l’aurore. Lorsque l’aube se lève, le carnaval a vécu, mais le suivant hante déjà les esprits des participants !

www.lalouviere.be et www.carnavallalouviere.be/

News