A la Mi-Carême, La Louvière se réveille au son du roulement des tambours et du martèlement des sabots de ses Gilles. Issu d’une tradition vieille de 150 ans, le Carnaval du Laetare prend place dans la cité des Loups et, avec lui, trois jours d’un amusement intense autour d’un folklore chaleureux et accueillant.

L'essence même du folklore du Gille est la célébration du retour du printemps. Le Gille exorcise l'hiver, réveille le sol endormi par le martèlement de ses sabots, il agite un rameau de brindilles de saule enserrées qui ne demandent qu'à bourgeonner, c'est son "ramon". A ce niveau, force est de constater que notre folklore du Gille possède un ancrage profondément européen, par recoupemp1bent avec les autres Carnavals de nos régions et des pays avoisinants.

Le Gille est un personnage hiératique et solennel, c'est en quelque sorte le grand-prêtre d'une célébration et d'une tradition séculaire. Son costume n'est rien en soi : de la paille, de la toile de jute, de la feutrine et des plumes d'autruche ... Les offrandes qu'il fait au public sont des oranges. C'est un présent plus symbolique que précieux en soi ; le Gille ne fait point de cadeaux faramineux, il se contente simplement de lancer une invitation à venir partager son folklore. Pourtant, qu'on ne s'y trompe pas : la tradition qu'il représente est, à l'opposé, transcendante et forte car c'est l'identité culturelle de toute la Région du Centre.

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